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Galerie Gabrielle Maubrie 24, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie 75004 Paris  tel: 01 42 78 03 97 fax: 01 42 74 54 00
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EXPOSITION EN COURS/ LUCAS SIMOES, WHITE LIES - [ Translate this page in english ]

LUCAS SIMOES
« White lies »
exposition du jeudi 1 février au 10 mars 2018

Né à Catanduva, Brésil en 1980. Vit et travaille à San Paulo

Le jeune artiste brésilien Lucas Simoes n'est rien sinon prolifique. Formé comme architecte, Simoes est fasciné par la tradition brutaliste qui a pris racine au milieu du siècle dernier et a laissé une houle de forteresses en béton dans les villes internationales. Ses sculptures récentes nous laisse avec son idée plus humaine du brutalisme. Ils reviennent au terme français "brut" - l'origine du terme brutalisme - qui signifie brut. Les constructions de béton et de papier semblables à des piliers de Simoes abandonnent le poids familier du brutalisme pour quelque chose de plus éviscéré.
L’expression portugaise Corpos de Prova se traduit par « corps de testes ou de preuve » - un terme technique pour tester les limites de force et de résistance en ce qui concerne l’architecture et en particulier les matériaux de construction en béton. La pratique de Lucas Simoes explore les concepts de l’expérimentation de l’équilibre, de la pression et de la matérialité – créant des situations qui testent les limites d’une structure et sa perte inévitable et éventuelle de stabilité.
Cette présentation de Simoes est un regroupement de nouvelles sculptures, toutes partageant une dominante matérielle, l’utilisation du béton et du papier. En tant que matériau de structure le béton remplit une fonction polyvalente, servant de support de base pour la fondation d’une structure, mais également en tant qu’incarnation de la résistance et du cadre. Cependant, dans ces travaux, le béton dialogue avec la délicatesse du papier et d’autres matériaux, créant des systèmes de dépendance inattendus. Les composants en papier servent de support solide pour le béton, nivelant l’importance des matériaux dans le maintien global de la structure. Il y a un jeu entre le papier et le béton, où le poids symbolique de chaque matériau et la fonction conventionnelle est remis en question par son rôle égal dans le maintien de la forme des compositions dans le travail.
Ce que nous présentons est un égaliseur poétique de la matière, tous les composants étant dépendants les uns des autres afin de maintenir ensemble la tension qui maintient sa forme en place.
Le papier est coincé et pincé, jamais lié ou maintenu en place par n’importe quoi sauf la pression et le poids du béton.
Chaque sculpture ressemble à une histoire d’instabilité empiétant par rapport à la robustesse familière, qui ressemble à un reflet de ce moment de l’histoire.
Le titre de l’exposition White Lies est une métaphore savoureuse, particulièrement frappante dans le domaine de la brutalité policière et de l’incarcération de masse. Inévitablement, nous sommes confrontés au fait que les piles de papier noyées dans le béton sont bides. Les pages sont maintenues en dépit de ne rien communiquer. L’histoire est protégée, gagée par l’histoire des hommes blancs, mêmes si l’intérieur pourrait facilement être démoli et démantelé une fois infiltrée.

Lucas Simoes a exposé au Brésil, Allemagne, Espagne, Angleterre, Etats-Unis, Venezuela, Norvège, France, Russie et l’Argentine.


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