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Galerie Gabrielle Maubrie 24, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie 75004 Paris  tel: 01 42 78 03 97 fax: 01 42 74 54 00
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TOUT DOIT DISPARAITRE - [ Translate this page in english ]

TOUT DOIT DISPARAÎTRE
PHOTOGRAPHIES
EXPOSITION DU 31 MAI AU 13 JUILLET 2018

DENNIS ADAMS « Double Feature »
Double Feature est une série de photogrammes composites tirés de À Bout de Souffle de Jean-Luc Godard (1959) et de La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo (1965).
Dans ces images assemblées, Jean Seberg (qui tient l’un des premiers rôles dans À bout de Souffle), à été déplacée des Champs-Élysées le long desquels, dans une scène célèbre, elle distribuait le Herald Tribune aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et déplacer vers l’Alger de la guerre d’indépendance, où elle marche dans les rues détruites par le conflit. L’artiste a choisi d’assembler des photogrammes de ces deux films car ils dépeignent le moment de l’histoire de la France où sont apparues deux réalités urbaines opposés.
Tandis que À bout de Souffle et La Bataille d’Alger dépeignent le même temps historique, et stylistique (le cinéma-vérité, l’esthétique de la caméra à l’épaule), ils sont absolument opposés dans leur rythme narratif et dans leur position politique. Seberg et Belmondo errent dans Paris, attentifs seulement à leur relation, et les circonstances momentanées de leurs vies, tandis que les personnages à Alger, des deux côtés du conflit, testent les limites de la violence dans une bataille qui défend des idéaux opposés.
Réalisé en 1965 et longtemps interdit en France, La Bataille d’Alger commémore l’insurrection algérienne contre la colonisation française, une lutte qui dura de 1954 à 1962. Considéré comme un des films les plus influents dans l’histoire du cinéma politique, La Bataille d’Alger a révolutionné le genre par son style presque documentaire et en demandant à d’anciens insurgés de rejouer les évènements historiques.
Réalisé en 1959, À Bout de Souffle fut le premier long-métrage de Jean-Luc Godard et un manifeste de la Nouvelle Vague.

DENNIS ADAMS « Airborne »
Observant le ciel au-dessus du bas Manhattan depuis le 11 septembre, Adams a photographié les journaux et les sacs de plastique qui flottent dans l'air au-dessus de la ville. Ces légers débris profitent des courants d'air provoqués par la circulation, l'architecture et les changements de température pour se maintenir en suspension. Dennis Adams a capté ces fragments d'urbanité flottant dans la lumière atmosphérique d'un ciel changeant, signes potentiels à la fois de mémoire et de prophétie.

PATTY CHANG
est une artiste qui travaille dans la performance, la vidéo, l'écriture et l'installation. Son travail a la capacité d'explorer des sujets complexes presque simultanément, tout comme la vie. Née en 1972 à San Leandro en Californie, Chang a obtenu son BA de l'Université de Californie à San Diego en 1994. Son travail a été exposé à l'échelle nationale et internationale dans des institutions telles que le Museum of Modern Art de New York; Musée Solomon R. Guggenheim, New York; Nouveau musée, New York; BAK, Basis voor actuele Kunst, Utrecht, Pays-Bas; le Hammer Museum de Los Angeles; Fri Art Centre d'Art de Fribourg, Fribourg, Suisse; Centre des Arts Chinois, Manchester, Angleterre; le musée d'art contemporain de Chicago; le musée M +, Hong Kong; le musée d'art moderne de San Francisco; et le Moderna Museet, Stockholm. Son travail a reçu un prix 2003 de la Fondation Rockefeller et un prix Creative Capital 2012. En 2008, elle a été finaliste du prix Hugo Boss et boursière Guna S. Mundheim dans les arts visuels à l'American Academy de Berlin. En 2014, Chang était boursière de la Fondation John Simon Guggenheim Memorial. Son exposition acclamée "Patty Chang: The Wandering Lake 2009-2017" se rendra à l'Institut d'Art Contemporain de Los Angeles en 2019. Elle vit et travaille à Los Angeles.






Miroslav Tichy (1926-2011), composé dans la Tchécoslovaquie communiste des années 60 à la fin des années 80.
La première particularité de la photographie de Miroslav Tichy est la réinvention par l’artiste, de ses outils, une attention très forte au processus de fabrication de l’image : objectifs bricolés, chambres de développement de fortune composées à partir de boîtes à chaussures ou de conserves, lentilles passées au dentifrice ou à la cendre de cigarettes pour flouter et diffracter l’image et ainsi transformer le réel, l’image objective offerte par le réel ou celle des êtres qu’il croise, en particulier les femmes de Kyjov, au centre de son œuvre. L’érotisme qui se dégage de ces images n’est pas celui, léché, d’autres travaux qui lui sont contemporains ou de la publicité : il s’agit pour Miroslav Tichy par la photographie, de trouver « quelque chose de nouveau, un nouveau monde ».
L’œuvre de Miroslav Tichy est longtemps demeurée méconnue, par choix de l’artiste lui-même, radicalement opposé à toute idée de marché et même de reconnaissance, voire de conservation de ses œuvres.

HRAFNKELL SIGURDSSON
« Unfolding Landscapes »

À certains voyageurs du Grand Tour, le passage des Alpes inspirait une terreur fâcheuse. Entre les villes distinguées de l’Europe du Nord et les contrées pittoresques de l’Italie méridionale se dressaient des barricades d’abîmes et de sommets fracturés. Ce paysage de ruine irrationnelle offusquait leurs sens raffinés. Pour s’épargner la vue de cette horreur, ils avaient coutume de tirer les rideaux de leur carrosse quand ils traversaient la haute montagne.
Ce montage touristique de l’odieux semble s’appliquer aux nouvelles œuvres de Hrafnkell Sigurösson. Le dispositif formel de ses photographies, – qui rappelle celui des retables et que Sigurösson a déjà utilisé dans le passé, établit une sorte de dichotomie entre les deux images, lesquelles acquièrent le statut de tropes culturels, images qui, tour à tour, dissimulent l’autre avant de lui céder la place. Dans ses dispositifs doubles antérieurs, Sigurösson cachait un panorama immaculé de l’hiver islandais derrière un gros plan de décharge, et semblait les associer par des séries d’opposition : le naturel contre l’artificiel, le sacré contre le profane, le bénéfique dissimulant le maléfique. Dans une certaine mesure ces nouvelles œuvres surmontent la dimension morale inhérente à ce travail (il serait inexact de laisser entendre qu’il existait une hiérarchie précise.) Un paysage d’hiver sous un vaste ciel bleu s’ouvre et s’efface devant une éruption tumultueuse. Deux facettes de la nature et deux images islandaises par excellence. Pourtant, contrairement à celle du Grand Tour, cette vulgarité de la nature, qu’est le volcan Eyjafjallajökull, est perçue avec un étonnement mêlé de crainte respectueuse. La réaction universelle à l’éruption de l’Eyjafjallajökull au printemps 2010 fut un moment sublime, la puissance et la grandeur du volcan ont été ressenties partout dans le monde. Le volcan a provoqué le chaos général en clouant au sol les avions au sol. Il a été, pour l’essentiel, une terreur invisible, mais qui a donné une échelle d’humilité au monde.

RALPH EUGENE MEATYARD
Ralph Eugene Meatyard was one of only few photographers who had any sort of influence on my « photographic » roots…I believe in his bizarre, fictional world. -Cindy Sherman
Ralph Eugene Meatyard né en 1925 à Normal, Illinois, a vécu à Lexington, Kentucky, où il exerçait la profession d'opticien. S'intéressant de plus en plus à la photographie, il adhéra au Lexington Camera Club en 1954. À ce club appartenaient Cranston Ritchie et Van Deren Coke, qui allaient tous deux devenir pour lui d'importants mentors et modèles d'inspiration. Les membres de sa propre
famille figuraient également parmi ses sujets photographiques. Son épouse, Madelyn, et leurs trois enfants se prêtaient ainsi à des scènes symboliques, dans le cadre de lieux ordinaires, souvent
abandonnés. Travaillant à l'écart des grands courants photographiques, Meatyard multiplia les expériences autour des multi-expositions, du flou de mouvement et de mise au point. Sa série finale, The Family Album of Lucybelle Crater, achevée peu avant sa mort en 1972, rend hommage à sa famille et à ses amis.



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