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OEUVRES ESSENTIELLES - [ Translate this page in english ]

ŒUVRES ESSENTIELLES
Exposition du 12 septembre au 31 Octobre 2009


SANDRA VASQUEZ DE LA HORRA/ «Dessins » Née en 1967 au Chili

A l’heure des Gender studies, Sandra Vasquez de la Horra propose un regard à la fois cru, charnel, drôle, et d’une grâce infinie sur le statut de la femme. Un ensemble de dessins naïfs sur cires accrochés par des épingles nous montrent une femelle prête à être chevauchée, une selle sur le dos, une autre avec des mamelles d’où s’écoule du lait, et puis une femme qui se cache sous une couverture noire, une autre qui grimpe à un arbre, belle et volontaire (est-ce une fuite ? et qui la poursuit ?), une autre, lasse, entourée d’un nœud de papier cadeau, se laisse aspirer par une montgolfière noire. Elles n’ont pas de visage. Mais c’est aussi le mélange de l’humour et de la mort qui plane autour de ces femmes ; une tragi-comédie chilienne qui se rie du drame et pleure avec légèreté.


DENNIS ADAMS, « Airborne » 2002/ Né en 1948 a Des Moines, Iowa, U.S.A.

Observant le ciel au-dessus du bas Manhattan depuis le 11 septembre, Adams a photographié les journaux et les sacs de plastique qui flottent dans l'air au-dessus de la ville. Ces légers débris profitent des courants d'air provoqués par la circulation, l'architecture et les changements de température pour se maintenir en suspension. Dennis Adams a capté ces fragments d'urbanité flottant dans la lumière atmosphérique d'un ciel changeant, signes potentiels à la fois de mémoire et de prophétie.
Il est connu dans le monde entier pour ses interventions publiques et ses installations muséales qui traitent des processus de mémoire collective et de contrôle social à travers la conception et l'usage qui est fait de l'architecture et de l'espace public. Il a réalisé des projets publics en Autriche, au Canada, au Danemark, en Grande-Bretagne, France, Allemagne, Irlande, Israël, Espagne, Pays-bas, Suisse et Etats-Unis. Son travail a été présenté à l'occasion de plus de 50 expositions individuelles dans des musées et des galeries d'Amérique du Nord et d'Europe. En 1994, deux rétrospectives séparées de son œuvre ont été montées par le Museum van Hedegdaagse Kunst à Anvers, et le Contemporary Arts Museum de Houston.

WALID RAAD « Scratching on things I could disavow », 1989/ Né en 1967 à Chbanieh, Liban

Le travail de Walid Raad inclus The Atlas Group (1989-2004), un projet de recherche sur l’histoire des guerres au Liban aux cours des trente dernières années et Scratching on things I could disavow, un projet sur l’histoire de l’art dans le monde Arabe.
« Au cours des dix dernières années j’ai été témoin de l’émergence d’une nouvelle infrastructure pour les arts visuels dans le monde Arabe. En 2008, j’ai initié un projet de recherche autour de l’histoire de l’art contemporain et moderne dans le monde Arabe. Ce projet considère comment la culture et la tradition dans le monde Arabe ont pu être affectés de façon matérielle et immatérielle par les différentes guerres menées là-bas tant par les pouvoirs nationaux qu’extérieurs. »

Walid Raad travaille dans divers domaines : vidéos, performances et projets photographiques.

ANDRÉ CADERE, Né à Varsovie en 1934, décédé à Paris en 1978

L’œuvre d’André Cadere parvient, d’un seul trait de couleurs reconnaissable au premier coup d’œil, à affirmer une forme d’art à la fois nomade, autonome et indépendante. André Cadere fait partie de ces artistes qui ont marqué leur temps d’une trace indélébile. Né en Roumanie il s’installe à Paris en 1967. Il choisit la promenade comme modalité d’exposition et la barre peinte comme signe d’inscription. Il déambule, barre à la main ou à l’épaule, dans la rue ou dans le métro.Il annonce ces déplacements comme des temps d’expositions. Il fait intrusion dans les vernissages.
Fabriquées par l’artiste, les « barres de bois rond » sont composées de segments cylindriques dont la longueur est égale au diamètre ; peints de couleurs différentes, ces derniers sont assemblés selon un système de permutation mathématique comportant toujours une erreur. Objet tridimensionnel de taille variable, la barre de bois rond n’a ni haut ni bas, ni face ni revers, ni début ni fin : selon l’artiste une « peinture sans fin » qui peut être accrochée au mur, posée au sol, présentée de façon temporaire et déplacée d’un lieu à l’autre.





La mobilité joue en effet un rôle essentiel dans le travail de Cadere : au cours de promenades programmées et annoncées comme des expositions, l’artiste se montre à certains endroits de la ville, notamment à Paris, une barre à la main, occupant ainsi différents types d’espace public. Il témoigne ainsi d’une indépendance extrême à l’égard du cadre institutionnel des musées, salons et galeries – dans lesquels il s’invite sans permission pour « montrer son travail ».

PATTY CHANG, « Falling » Née en 1972 à San Leandro, Californie, U.S.A.

« Regarder son propre reflet est un acte d’auto séduction, proclame Patty Chand qui a construit sa carrière sur ce thème. L’artiste enregistre ses propres performances sans faiblir, explorant les enjeux de l’identité à la fois à travers l’événement et son enregistrement. Lorsqu’elle prend la position d’une contorsionniste chinoise pendant des heures, cette pose exténuante survit dans ses photographies de même que sa révélation en un jeu de miroir. Lorsqu’elle boit sans fin dans un bassin (jusqu’à avaler littéralement sa propre image), elle s’enregistre en boucle vidéo.
Pour Chang, chaque acte théâtral est fini : « La performance n’existe plus quand elle est photographiée ou prise en vidéo. Elle conserve l’élément de performance, mais fait maintenant partie d’une nouvelle génération : elle devient une digression intentionnelle. L’élément de performance aujourd’hui à la base de beaucoup de travaux et je pense qu’il est presque impossible d’y échapper. La performance sera toujours pertinente dans les différentes manières dont elle nourrit les autres médiums artistiques, même si elle souffre de sa propre beauté transitoire.

Explorer « ses frontières intérieures » ; ne pas avoir peur de « tomber »… Telle est la mission que s’est confiée Patty Chang, et sur laquelle elle se concentre depuis une dizaine d’années. « Il y a souvent des chutes, dans mes œuvres. Je tombe beaucoup », s’amuse-t-elle. Chute, au sens propre, et figuré : quand quelque chose en nous accepte de faillir. Parfois douloureuses, intenses sans jamais virer au spectaculaires, les performances de cette jeune artiste new-yorkaise d’origine chinoise ressemblent à de microscopiques et déséquilibrantes tragédies, « mais sans la connotation de violence que peut impliquer ce terme ; davantage au sens théâtral, psychologique. Il s’agit plutôt de partir d’un point tragique, pour revenir en arrière. Frôler cette limite puis retourner à quelque chose… Non de parfait, mais de réparer. Comme dans cette image du film Orphée où Jean Cocteau recompose une fleur fanée et lui redonne vie: quelque chose de cassé, qui renaît, je trouve cela très beau».
« Moi j’aime être impliquée dans mon travail, physiquement et psychologiquement. Cela me rend directement responsable de lui. Pour le meilleur et pour le pire, je suis liée à mon oeuvre. On ne peut m’en détacher ».

KRZYSZTOF WODICZKO « Porte-Parole » 1992, Né à Varsovie en 1943

Le porte-parole est un appareil destiné aux étrangers. Il couvre la bouche de celui qui le porte comme un bâillon. Un petit moniteur vidéo et des haut-parleurs sont installés au centre de l’instrument et devant la bouche de l’utilisateur. Le moniteur et les haut-parleurs remplacent le véritable acte de parole par un programme audiovisuel où défilent de manière discontinue des déclarations, des questionnements et des récits préenregistrés, montés électroniquement et faciles d’accès. Pour un étranger privé de parole, vivant dans une situation culturellement, politiquement et moralement anormale, il est presque naturel de porter un équipement de parole, artificiel et conçu artistiquement. Dans l’époque actuelle de migration, le porteur de porte-parole apparaît comme un conteur d’histoires prophétiques et un interrupteur poétique de la continuité de la vie établie dans l’espace public et la culture dominante. Équipé pour mieux parler que d’autres qui ont encore à surmonter la privation de parole dans leurs rencontres avec des étrangers, cet étranger-porte-parole devient un expert et un virtuose dans la technologie et l’art du discours.

MARK LOMBARDI, « Nugan Hand » 1998, Né en 1951 à Syracuse, New York, décédé en 2000

Nugan Hand limitée de Sydney : Les banquiers ont aidé les riches Australiens à éluder des impôts en envoyant leurs biens à Hong Kong et à Singapour ; ont conçu un plan pour cacher les fortunes personnelles des alliés régionaux comme le Shah d'Iran et du sultan du Brunei ; et essayé de vendre des armes prohibées à des zones mises sous embargo sur comme l'Afrique du Sud et la Rhodésie coloniale blanche.





ANTONI MUNTADAS « L’Écu » 1992, Né en 1942 à Barcelone

Comme Dennis Adams, il travaille autant à l’extérieur qu’à l’intérieur des espaces institutionnels, mais a réalisé des expositions dans les meilleurs musées : le Moma et le Guggenheim à New York, le Witte de With de Rotterdam, le Macba de Barcelone, le musée Serralvers de Porto ; il a également participé à la Biennale du Whitney, et à celle de Lyon. En juin prochain, il représentera l’Espagne dans son pavillon au sein de la Biennale de Venise. Aspirant à la dispersion géographique, se définissant comme une acupuncture sociale, le travail de ce new-yorkais d’origine barcelonaise travaille autour du concept « d’art utile ». Antonio Muntadas pratique ce qu’il appelle « l’intervention » : avec cette idée d’introduire un élément dans une situation existante, ou bien de la transformer, qu’il s’agisse des mass médias, de problématiques sociales, ou politiques. C’est ainsi qu’il lui est arrivé de réagir sur un espace publicitaire (« Ceci n’est pas une pu

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